Du 7 juillet au 15 octobre 2007, le Musée de l’Annonciade de Saint-Tropez propose l’exposition « Picasso et la Méditerranée », une aubaine pour les amateur du peintre à l'heure ou le Musée Picasso d'Antibes - Juan-les-Pins est fermé pour d'importantes rénovations.
Picasso et la Méditéranée : mythes et traditions
La vie et l’oeuvre de Picasso sont inextricablement liés à la Méditerranée : la Méditerranée d’hier à travers la veine mythologique et la pratique d’une tradition ancestrale, la céramique, mais aussi la Méditerranée actuelle, c’est-à-dire la vision moderne d’une atmosphère particulière, à travers les paysages.

Dimension tragique de la culture méditerranéenne, le minotaure apparaît comme un thème central de l’univers de Picasso. Cette figure mythique est sans doute la plus forte, la plus chargée de symboles et de significations conscientes et inconscientes de toute l’oeuvre : c’est à travers les planches gravées issues de la Suite Vollard, que ce thème, dans toute sa plénitude, est abordée.
En suivant le poète Ovide, c’est toute l’antiquité amoureuse qui se dessine sous le trait de Picasso : les faunes jouant de la flûte, le centaure dansant ou encore les danseuses lors de bacchanales…
Une exposition qui présentera également l’exploration des mythes et de la culture méditerranéenne, à travers les céramiques et les terres cuites.
C’est à Vallauris en 1946 que Picasso découvre l’atelier de céramique des époux Ramié, potiers chez lesquels il travailla d’abord une admirable série de figurines féminines. La route était ouverte à l’alchimiste qui, comme à son habitude, fut vite initié. Il s’engagea alors à développer ses découvertes, innovant et apportant les connaissances qu’il tenait d’autres disciplines.
Au sortir de la guerre, Picasso explora des sujets plus heureux, plus enivrants, plus bachiques, notamment avec de la terre glaise, cet humble matériau qui pouvait devenir de l’or…
Picasso et la Méditéranée d'aujourd'hui : les paysages
Un simple regard sur l’oeuvre entier de Picasso est suffisant pour constater que le paysage n’est présent que de façon intermittente dans son oeuvre. Il apparaît, disparaît, réapparaît d’une façon naturelle dans son développement artistique.

Néanmoins, il est présent au début de sa carrière (Marine - 1895, Fontaine dans le cloître de Barcelone - 1898, Mas de Tafetans - 1898, Bord de mer - 1901, Gosol - 1906) et se poursuit quelque peu lors de sa période cubiste (Port de Cadaquès - 1910).
Après 1945, Picasso regagne le Sud de la France et les rivages ensoleillés où il s’était rendu chaque été. Dans cette contrée où Renoir et Matisse ont situé l’âge d’or, il va se fixer à son tour dans une oeuvre foncièrement anthropomorphe : il peindra la nature, mais non pas en tant que sujet de réflexion, mais en tant qu’environnement, spectacle et surtout à travers les « formes » (La baie de Cannes - 1958, Paysage de Juan-les-Pins - 1956).
Musée de l’Annonciade
Le Port 83990 St-Tropez - Tel : 04 94 17 84 10
http://www.saint-tropez.tv/html/annonciade.html