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La renaissance des kasbahs
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Depuis toujours, au Maroc, les berbères du sud pratiquent l’art de construire un type d’habitat original et millénaire : les kasbahs. On retrouve les plus beaux spécimens de cette remarquable architecture de pierre à Ouarzazate ainsi que dans les vallées du Dades et du Drâa. Mais, laissées à l’abandon, ces majestueuses forteresses de terre rouge ou ocre, sont menacées par les intempéries et tombent en ruine, au risque de disparaître à jamais du paysage marocain et du patrimoine mondial.

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La Kasbah, ou Tighremt en Berbère, est une demeure fortifiée comportant des tours d'angles, construite en pisé. Le pisé est un mélange de terre et de paille, un procédé ancien qui isole à la fois du froid et de la chaleur. Le centre de l’habitation est un patio, permettant de faire pénétrer la lumière. Les parties supérieures de la kasbah sont quant à elles décorées de motifs géométriques berbères. Protégées par un rempart avec une unique porte d’entrée, elles forment alors un ksar (ksour au pluriel).

Les kasbahs étaient les demeures fortifiées des seigneurs. Ces forteresses avaient pour rôle de contrôler les oasis et leurs voies d’accès, de ravitailler les habitants du désert et de protéger les caravanes des attaques des brigands et des pillards.
A l’origine, cet habitat rural en terre fut édifié par des familles de nomades. Ayant la volonté de se sédentariser, elles recherchèrent une construction plus solide que leur tente pour faire face aux intempéries et aux ennemis. Cela explique pourquoi les ksour sont établis le plus souvent sur des sommets rocheux ou en bordure de falaise.

Le retour aux sources...

Si par le passé, le Maroc a sacrifié ces merveilles, aujourd’hui les autorités ont pris conscience de leur valeur inestimable. En effet, laissées à l’abandon, les kasbahs s’écroulent lentement à cause de l’humidité, du manque d’entretien et des intempéries.
De nos jours, la tendance est au retour vers les demeures traditionnelles et les restaurations de maisons abandonnées se multiplient. Certaines ont été restaurées et exploitées à des fins touristiques. Par exemple, à Skoura, la Kasbah d’Amerhidil, un des plus beau ksar du Maroc daté du XVIIe siècle, est une maison familiale en cours de restauration que le propriétaire fait volontiers visiter.
Les plus chanceuses sont classées patrimoine international de l’Unesco, telles que la Kasbah de Aït Benhaddou. Celles-ci bénéficient d’un programme d’aide qui a permis leur restauration partielle tout en respectant des procédés anciens de construction.
De plus, ces décors naturels inspirent de nombreux cinéastes grâce à leur jeu de couleurs et de lumières. C'est à  Aït Benhaddou que furent notamment tournées des scènes du célèbre film de David Lean, « Lawrence d'Arabie ».
On peut espérer que les kasbahs auront encore de beaux jours devant eux.
Ecrit par Visiteur
le 28/5/2007 22:25:15
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