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Musée du quai Branly : à la rencontre de l'art aborigène L'Australie est depuis près de 50 000 ans la terre de l'une des plus anciennes civilisations au monde : les peuples aborigènes. C'est pourquoi l'art et la culture aborigènes ont une place importante au Musée des Arts Premiers du Quai Branly. La culture aborigène, l’une des plus anciennes cultures au monde Dès leur arrivée en Australie en pleine période glaciaire, les premiers aborigènes se sont rapidement dissipés sur tout le territoire. On comptait alors environ 300 « états-nations » et près de 250 langues et 700 dialectes. Leur mode de vie est intimement lié à la terre et c’est grâce à la chasse et la cueillette qu’ils subviennent à leurs besoins. Les esprits et la croyance occupent depuis toujours une place importante dans leur culture. En effet, selon la croyance, l’esprit des ancêtres de la terre et des peuples descend du ciel, émerge de la terre ou provient des rivières. Ces esprits ancestraux possèdent des pouvoirs surnaturels qui leur a permis, pendant le Dreamtime (le temps du rêve), de se changer en êtres humains, en animaux ou toutes autres formes vivantes. C’est par le biais de chants et de peintures rupestres que les aborigènes transmettent leur histoire.  Un plafond du musée L’art aborigène : le cœur de la culture aborigène C’est parce qu’elle permet aux aborigènes de raconter leur histoire que l’art occupe, et aujourd’hui plus que jamais, une place importante dans leur culture. La peinture en est un des éléments fondamental puisqu’elle lie le passé et le présent, les hommes et la terre, en perpétuant les rituels, les croyances et les traditions. Deux techniques distinctes sont utilisés par les artistes, chacune ayant ses propres racines géographiques et ses propres symboles.  Paljukutjara soak in the Great Sandy Desert / photo Patrick Gries En Australie centrale, les artistes réalisent des peintures acryliques sur toiles tandis qu’en Australie du Nord, ce sont les écorces de la Terre d’Arnhem (au Nord de l’Australie) qui servent de support. L’Australie possède d’ailleurs de nombreuses galeries dédiées aux œuvres des artistes aborigènes. La culture aborigène est tout à la fois complexe et fascinante. Depuis 2000 et l’ouverture au monde de cette culture lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, le besoin de comprendre et découvrir leur environnement, leur mode de vie, leurs croyances… est immense. La plus grande collection d’art aborigène en dehors de l’Australie s’expose à Paris… Ouvert depuis le 23 juin dernier, le musée consacre un étage entier à l'art aborigène australien afin de mieux comprendre qui sont les Aborigènes, comment ils vivent et quelles sont leurs croyances et traditions. C’est pour présenter cet art ancestral au public qu’un grand projet architectural verra bientôt le jour à Paris. Huit artistes aborigènes ont été sélectionnés pour présenter, sur un étage entier, un échantillon de l’art aborigène par la biais d’installations artistiques sur les plafonds et la façade du bâtiment de la rue de l’Université. Véritable témoignage de l’art aborigène, entre mystère et magie, tradition et innovation, passé et présent, il sera désormais possible de s’arrêter quelques instants, se laisser transporter à l’autre bout du monde, vivre et comprendre l’une des plus anciennes cultures au monde…  Un plafond du musée. Pour plus de renseignements : www.quaibranly.fr 37 quai Branly - portail Debilly - 75007 Paris tél : 01 56 61 70 00 Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h30 - nocturne le jeudi, jusqu’à 21h30. Fermeture hebdomadaire le lundi. Billet 8,50 € (PT) / 6 € (TR) Le billet d’entrée au musée permet d’accéder au plateau des collections, aux expositions « dossier », à l’exposition d’anthropologie et à la galerie multimédia. Billet d’entrée exposition temporaire : 8,50 € (PT) / 6 € (TR) Billet « un jour au musée » (musée + expositions temporaires) : 13 € (PT) / 9,50 € (TR) Gratuité : moins de 18 ans, chômeurs, RMIstes, grands mutilés de guerre et grands handicapés civils, journalistes, titulaires de la carte « culture », amis du musée, détenteur du «Pass musée du quai Branly», membres de l’ICOM et de l’ICOMOS. Céline BERGER |